Tu te sens submergée par la charge mentale ?
La charge mentale correspond à l’ensemble des pensées et responsabilités invisibles liées à l’organisation du quotidien.
Dans cet article, découvre comment alléger ta charge mentale grâce à des questions introspectives et des actions simples pour lâcher prise au quotidien.
Tu en as marre de cette charge mentale qui t’épuise? De ces “to-do” qui s’accumulent?
Ne bouge pas, tu es au bon endroit.
Je pourrais te donner une liste toute faite, une solution miracle, mais ce n’est ni le but de cet article, ni ma façon de t’accompagner. Pourquoi? Parce que tu es unique et ce qui m’a aidée, ne te conviendra pas forcément et t’efforcer à suivre une méthode qui n’est pas la tienne ne ferait que te mettre en échec. Et ce n’est pas ce que je veux pour toi!
Alors oui, je vais partager avec toi ce qui fonctionne pour moi. Mais surtout, je vais te raconter comment j’ai fait pour en arriver là, pour que tu comprennes le processus. Parce que cette main tendue est là pour t’accompagner, pas pour te diriger – pour que tu avances seule, à ton rythme, vers plus de légèreté.
Même si elle touche aujourd’hui de nombreuses femmes, la charge mentale peut concerner chacun, selon son contexte de vie.
Est-ce que nous pouvons lutter contre cette charge mentale? Ou ne serait-ce que la réduire? Pouvons-nous trouver une certaine harmonie afin d’alléger notre esprit?
LA CHARGE MENTALE, QU’EST CE QUE C’EST?
Avant d’aller plus loin, j’aimerais simplement poser les mots sur ce qu’est la charge mentale.
La charge mentale désigne l’ensemble des pensées, préoccupations et responsabilités invisibles qu’une personne porte dans son esprit pour organiser, anticiper, gérer le quotidien.
C’est un travail cognitif et émotionnel constant. Il est souvent lié à la coordination des tâches domestiques, familiales ou professionnelles. Au-delà de faire l’action en elle-même, c’est penser en amont et anticiper, tout, tout le temps, pour faire en sorte que tout soit fait dans les temps, que tout se déroule correctement. Beaucoup de subjectif finalement là-dessous, ce qui explique que la charge mentale varie d’une personne à une autre.
Autour de moi, j’entends beaucoup de femmes épuisées, évoquer cette surcharge mentale. Et moi-même, il m’arrive de me sentir submergée et d’avoir cette sensation désagréable de crouler sous tout un tas de pensées, une to-do longue comme le bras qui n’en finit pas de se rallonger encore et encore, malgré mes passages à l’action pour cocher toutes ces cases.
Jusqu’au jour où j’ai pris conscience d’une chose: j’étais la seule responsable à m’infliger cette charge mentale. Personne ne me l’a véritablement imposée. On pourrait dire que c’est le rythme de la société d’aujourd’hui qui veut ça. Mais après tout, sommes-nous obligés de nous y contraindre entièrement?
Je me suis questionnée, ou plutôt mon compagnon m’a fait me poser les bonnes questions. Qui a décidé que je devais faire le ménage tous les jours? Moi. Qui a décidé qu’il ne fallait surtout pas être en retard dans les machines? Encore moi. Je pourrais continuer mais ce n’est pas le but, vous avez certainement compris l’idée générale…
Évidemment, il y a des tâches “obligatoires” pour subvenir à nos besoins vitaux. Se nourrir par exemple, implique d’avoir quelque chose à manger devant soi, c’est indéniable. Mais certains feront le choix de se faire livrer leur repas ou leurs courses, d’aller manger à l’extérieur, quand d’autres feront le choix de faire leurs repas et leurs courses. C’est un choix que nous sommes libres de faire.
Quand nous sommes parents, d’autres obligations s’imposent à nous et nous n’avons le choix que de composer avec. A titre d’exemple, je n’évoquerais que les rendez-vous médicaux, les horaires de la nounou, de la crèche ou de l’école pour les plus grands.
Bref, la charge mentale n’est pas une fatalité. Je t’invite à prendre le temps et te poser les bonnes questions.
LÂCHER-PRISE POUR CONTRER LA CHARGE MENTALE
Mais alors quand nous sommes dans l’hypercontrôle, comment lâcher prise et se foutre la paix avec ces injonctions? Quels sont nos non-négociables? Comment savoir pourquoi nous faisons telle ou telle tâche? Quelles sont réellement nos priorités et comment les remettre au centre? De quoi j’ai réellement besoin ou envie? Qu’est ce que j’aime faire et qu’est ce qui me ferait plaisir de faire? Qu’est-ce qui me nourrit, me fait du bien, me donne de l’énergie?
Je vous invite à prendre 5 minutes pour vous poser ces questions et y répondre le plus sincèrement possible.
MA QUÊTE D’UN QUOTIDIEN PLUS HARMONIEUX
Le but est de trouver un juste milieu, créer sa propre harmonie. J’aime vivre dans une maison suffisamment rangée. Parce qu’en tant qu’hypersensible le “trop” me submerge, m’épuise. Par contre, je n’ai pas besoin d’une maison aseptisée, sans âme. J’aime prendre soin de mon cocon mais j’aime aussi prendre soin de moi. J’ai pris conscience que prendre soin de chez moi pendant des heures m’empêcher de passer du temps de qualité que je souhaite avec ceux que j’aime, parce que je ne m’accordais pas de temps à moi, pour souffler, et que le soir venu, j’étais à bout de patience. Et ce n’est pas la vie que je voulais mener. Alors, je me suis accordée un moment, j’ai pris ce recul nécessaire pour comprendre et revoir mes priorités, mes non-négociables:
- Faire au moins une activité – pour moi – tous les jours (ici c’est lecture, yoga et balade quotidienne) Libre à toi de t’accorder le temps dont tu as besoin: 20min, 2h, une journée entière,…ça dépend aussi du cycle (mais ça, ça, pourra faire l’objet d’un autre article). Je me suis rendue compte également que passer plusieurs jours enfermée finissait par m’éteindre. Le manque d’air, de mouvement, de lumière pèsent sur mon moral, comme si quelque chose en moi se refermait doucement.
- Partager au moins une activité en famille par semaine: sous forme de rituels, ou pas, pour laisser place à plus de spontanéité. Libre à vous de décider ce qui vous convient le mieux. Moi j’ai besoin de partage et de convivialité. Soirée retrouvailles du vendredi, jeux de société, soirées cinéma à la maison, après-midi cocooning,…
- J’ai essayé d’organiser mes journées, à la semaine dans un premier temps, avant de m’apercevoir que ce qui me correspondait le mieux était d’organiser la veille pour le lendemain. Au fur et à mesure, j’ai ajusté mes journées en intégrant aux temps de travail, des temps de pause, des temps dédiés aux tâches domestiques préalablement définies (pour ma part, j’alterne les jours de linge et les jours de ménage ça me permet d’y consacrer moins de temps dans ma journée). Et évidemment un peu de souplesse, pour laisser place aux imprévus.
Alléger sa charge mentale ne passe pas par une méthode parfaite, mais par une reconnexion à soi.
Tu as déjà les réponses en toi. Il suffit parfois d’un espace pour les faire émerger.
Si tu ressens le besoin d’être accompagnée pour y voir plus clair, je serais ravie d’échanger avec toi.